I traduttori di manga raccontano loro lavoro (Ing. & Fran.)

manga 7

Exhibition: manga translators tell their story.

A great idea for this 2018 edition: the Angoulême International Comics Festival has decided to give a more important place to the manga, today one of the most read comic book forms in the world. At the Cité de la Bande dessinée d’Angoulême, an exhibition revealed the translation of manga, explained by translators who practice it.

If manga has become one of the most widely read types of comic books in France, its translation remains a crucial step to ensure the comprehension of the texts and the understanding of the atmosphere by the French-speaking readers. “When I was offered the opportunity to work on Golden Kamui, I was torn between the reader’s enthusiasm and the premonition that the task would be complex: to the conventional difficulties inherent in the density of the text were added specific problems: transcription of the Ainu language, military or botanical terms without equivalents, transposition of the cultural background “, explains Sébastien Ludmann about the translation of Golden Kamui of Satoru Noda.

Ludmann has received full honours: his translation of Golden Kamui was crowned with the first Konishi Award for the translation of the Japanese manga into French, a prize awarded by the Konishi Foundation for International Exchanges.

mangav 3

To translate Ainu, the language of an aboriginal population living in northern Japan and eastern Russia, Ludmann worked with Japanese and French publishers, learning a “new language” … which also allowed him to make two trips to the snowy mountains of Hokkaido: “Thank you, Golden Kamui!” The translator gloated.

 Of course, translating the Japanese language, like others, has its own set of difficulties when it comes to the issue of puns and humor, very different from one country to another. Frédéric Malet, who worked on One-Punch Man, from One, evokes “the main difficulty [which] is to transcribe the humor present in countless word games and in the characters’ speech”.

If not humor, it is the energy and the tone of the voices that should be restored, in mangas where dynamism takes precedence. For Born to Be on Air!, Translator Anaïs Koechlin was surprised “to repeat the lines of dialogue [of Minare, the heroine] to find the right tone, even when I was no longer in front of my computer. The text of Samura is the image of his drawing, nervous, dense, orchestral. “

Hours of work and research are often needed to accurately reflect a particular feature of Japanese culture. For Samson Sylvain, translating Kazuo Kamimura’s divorced club, which takes place in a Japanese “club”, “it was … an incredibly rewarding experience, as much as a challenge, to navigate between these levels of language, between marked distance and familiarity, hidden messages and fuddled statements. To work in this language, which is loosened by the effects of alcohol, is also to cross the mysteries of Japanese society, and to try to decipher the rules governing the relationship between men and women. “

manga 4

Sometimes, the attempt to overcome a taboo common to both societies is a good way to bring the collaboration of translators to another level: for Perfect World, Rie Aruga, Chiharu Chujo and Nathalie Bougon worked together on this story that places the handicap in the foreground.

“The translation work gives me a desire to constantly research what we could interpret from the point of view of the reader. This is not an easy task because of the linguistic and cultural difference between our two countries, of which the social sphere differs. But my collaboration with Nathalie allowed me to express this feeling, which one could characterize by a form of unsaid, of taboo, vis-à-vis the handicap. ” Antoine Oury translated by myself

Exposition : les traducteurs de mangas racontent leur métier

manga 2

Riche idée pour cette édition 2018 : le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a décidé d’accorder une place plus importante au manga, aujourd’hui une des formes de bande dessinée les plus lues au monde. À la Cité de la Bande dessinée d’Angoulême, une exposition permettait de découvrir la traduction de manga, expliquée par ceux qui la pratiquent, les traducteurs.

Si le manga est devenu l’un des types de bandes dessinées parmi les plus lus en France, sa traduction reste une étape cruciale pour s’assurer de la compréhension des textes et de l’appréhension des ambiances par les lecteurs francophones. « Lorsqu’on m’a offert de travailler sur Golden Kamui, j’ai été tiraillé entre l’enthousiasme du lecteur et le pressentiment que la tâche serait complexe : aux difficultés classiques inhérentes à la densité du texte s’ajoutaient des problèmes spécifiques : transcription de la langue aïnou, termes militaires ou botaniques sans équivalents, transposition de l’arrière-plan culturel », explique ainsi Sébastien Ludmann à propos de la traduction de Golden Kamui de Satoru Noda.

Ludmann s’en est sorti avec les honneurs : sa traduction de Golden Kamui a été couronnée par le premier Prix Konishi pour la traduction du manga japonais en français, une récompense portée par la Fondation Konishi pour les Échanges Internationaux.

manga 6

Pour parvenir à traduire l’aïnou, la langue d’une population aborigène vivant sur des territoires au Nord du Japon et à l’Est de la Russie, Ludmann a travaillé avec les éditeurs japonais et français, apprenant au passage « une langue nouvelle »… Et lui permettant d’effectuer deux voyages dans les montagnes enneigées d’Hokkaido : « Merci, Golden Kamui ! », exulte le traducteur.

 

Évidemment, traduire la langue japonaise, comme d’autres, comporte son lot de difficultés lorsque se pose la question des jeux de mots et traits d’humour, bien différents d’un pays à l’autre. Frédéric Malet, qui a travaillé sur One-Punch Man, de One, évoque ainsi « la principale difficulté [qui] consiste à retranscrire l’humour présent dans les innombrables jeux de mots et dans le parler des personnages ».

Si ce n’est l’humour, c’est l’énergie et le ton des voix qu’il convient de restituer, dans des mangas où le dynamisme prime. Pour Born to Be on Air !, la traductrice Anaïs Koechlin se surprenait « à répéter les répliques [de Minare, l’héroïne] pour trouver le ton juste, même lorsque je n’étais plus devant mon ordinateur. Le texte de Samura est à l’image de son dessin, nerveux, dense, orchestral. »

 Des heures de travail et de recherche sont souvent nécessaires pour rendre avec justesse un trait particulier de la culture japonaise. Pour Samson Sylvain, traduire Le club des divorcés de Kazuo Kamimura, qui se déroule dans un « club » japonais, « était […] une expérience incroyablement enrichissante, tout autant qu’un véritable challenge, que de naviguer entre ces niveaux de langue, entre distance marquée et familiarité, messages dissimulés et déclarations éméchées. Travailler cette langue, qui se délie sous les effets de l’alcool, c’est aussi traverser les arcanes de la société japonaise, et tenter d’en décrypter les règles qui régissent les rapports entre hommes et femmes. »

Parfois, la tentative de surpasser un tabou commun aux deux sociétés est un bon moyen de porter la collaboration des traducteurs à un autre niveau : pour Perfect World, de Rie Aruga, Chiharu Chujo et Nathalie Bougon ont travaillé de concert sur ce récit qui place le handicap au premier plan.

« Le travail de traduction me procure une envie de recherche constante de ce que l’on pourrait interpréter du point de vue du lecteur. Ce n’est pas une tâche aisée du fait de la différence linguistique et culturelle entre nos deux pays, dont diffère la sphère sociale. Mais ma collaboration avec Nathalie m’a permis d’exprimer ce ressenti, ce que l’on pourrait caractériser par une forme de non-dit, de tabou, vis-à-vis du handicap. » Antoine Oury

manga 1

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s