Sistema di comunicazione per scambio di immagini (aiuto per la comunicazione per i bambini con disturbi dello spettro autistico (DSA) )Ing. & Fr.

Autism, language, communication, picture, remediation.

The communication conveys a message that passes through language. This does not mean that it cannot pass through other codes. Therefore, it would be unwise to say that people who do not share with us the commonly accepted codes do not communicate. This is the case with persons with autism who are not in the same relationship to the world as we are. Their language can be developed only from meaningful elements and solidified by pictures/words that will anchor them in the social contract. We will discuss here creating a transverse space from the codes developed by these children and the reception we are trying to develop, giving rise to a linguistic creation in order to optimize communication.

It is after practicing for a few months an easy communication, in this case nonverbal language, that children discover that other difficult language, that is to say, verbal communication. A communication where we do not see the words, which are ephemeral, and which opens the way to many possibilities. It goes without saying that the very young child already communicates with his entourage, but his first steps in this area are more nonverbal, ie without the use of words. There is therefore an abstraction of language. But as soon as there is intention, there is communication, and it is the successive refinement of these intentions, in connection with the development of cognitive and articulatory functions, which will gradually lead to the appearance of the first words, around the first birthday of the child. Autism is a developmental disability characterized by abnormal social interaction and communication, with restricted and repetitive behaviors. It has been proven that children with autism are often attentive to visual identification, even if they give the impression of being uncomfortable with their environment. In any case, they identify the details, skills we propose to use in priority in educational and pedagogical situations. Visual language is therefore much easier to understand for these “visual thinkers”, since they understand only what they see and do not grasp everything that is abstract, that is an element they do not perceive. The use of an iconic symbol would therefore have many advantages: it is pleasant to look, a source of motivation, and it facilitates the process of memorization and understanding.

How and to what extent can the image, as a didactic support, improve the development of the communicative capabilities of the autistic child? But also: faced with failure, what would be, always in reference to the image, the other codes that we could use to increase these same communicative capacities?

When the child does not normally acquire verbal language, which is particularly in their case, it seemed imperative to think of alternative and augmentative means of communication. For this, we have used a method that already exists, a known and experienced PECS (Picture Exchange Communication System ), trying to implement it in our own field of observation and to quantify the effects and possible gaps. This could offer the opportunity to propose a didactic approach adapted to the cases of the children observed and bearing the germs of a potential generalizability to other cases, knowing however that another of the characteristics of autism includes the extreme variability of its symptoms.  Sénia Allal

autisme 3

Impact de l’utilisation d’un support image dans la relation communicative chez les enfants avec autisme

 

La communication véhicule un message qui passe par le langage. Ce qui n’exclut pas qu’elle puisse passer par d’autres codes. C’est pourquoi, il serait imprudent de dire des personnes qui ne partagent pas avec nous les codes communément admis, qu’elles ne communiquent pas. C’est le cas des autistes qui ne sont pas dans la même relation au monde que nous. Leur langage ne peut se développer qu’à partir d’éléments porteurs de sens et concrétisés par des images / mots qui les ancreraient dans le contrat social. Il sera question ici de créer un espace transversal à partir des codes développés par ces enfants et de la réception qu’on essaye d’en faire, donnant ainsi lieu à une création linguistique pour optimiser la communication.

C’est après avoir pratiqué pendant quelques mois une communication facile, en l’occurrence le langage non verbal, que les enfants découvrent ce langage difficile, c’est-à-dire, la communication verbale. Une communication où nous ne voyons pas les mots, qui sont éphémères, et qui ouvre bon nombre de possibilités. Il va sans dire que le très jeune enfant communique déjà avec son entourage, mais ses premiers pas en ce domaine se font davantage de façon non verbale, autrement dit sans l’utilisation de mots. Il y a donc une abstraction du langage. Mais dès qu’il y a intention, il y a communication, et c’est le raffinement successif de ces intentions, en lien avec le développement des fonctions cognitives et articulatoires, qui mènera progressivement à l’apparition des premiers mots, autour du premier anniversaire de l’enfant.

L’autisme est un trouble du développement humain caractérisé par une interaction sociale et une communication anormale, avec des comportements restreints et répétitifs. Il a été prouvé que les enfants atteints d’autisme sont fréquemment attentifs à l’identification visuelle, même s’ils donnent l’impression de ne pas être soucieux de leur environnement. Ils en repèrent en tout cas les détails, compétence que nous nous proposons du reste d’exploiter en priorité dans les situations éducatives et pédagogiques. Le langage visuel est donc beaucoup plus facile à comprendre pour ces « penseurs visuels », puisqu’ils ne comprennent que ce qu’ils voient et ne saisissent pas tout ce qui est abstrait, ils ne le perçoivent pas. L’utilisation d’un signe iconique présenterait donc de nombreux avantages : il est agréable à l’œil, source de motivation, et il facilite le processus de mémorisation et de compréhension.

Comment et dans quelle mesure l’image en tant que support didactique peut-elle favoriser le développement des capacités communicatives de l’enfant atteint d’autisme ? Mais également : en situation d’échec, quels seraient, toujours en référence à l’image, les codes autres auxquels nous pourrions avoir recours pour augmenter ces mêmes capacités communicatives ?

Lorsque l’enfant n’acquiert pas normalement le langage verbal, ce qui est notamment leur cas, il nous a paru impératif de réfléchir à des moyens alternatifs et augmentatifs de la communication. Pour cela, nous avons eu recours à une méthode qui existe déjà, une méthode connue et expérimentée le PECS ( Picture Exchange Communication System est un système de communication à base d’images), mais en essayant de l’implémenter dans notre propre terrain d’observation et d’en mesurer les effets et les lacunes éventuelles. Ce qui nous offrirait l’opportunité de proposer une démarche didactique à la fois adaptée aux cas des enfants observés et portant en elle les germes d’une généralisation possible à d’autres cas, sachant tout de même qu’une autre des caractéristiques de l’autisme est dans l’extrême variabilité des symptômes qui sont les siens.

On parle en termes familiers d’un « dialogue de sourds ». S’agissant d’enfants souffrant d’autisme, ce qui nous place au cœur du sujet, cette réflexion nous amène à nous interroger sur leur mode de relation à l’Autre. Pour ces enfants, nous pouvons le constater dans tous les cas, la communication n’emprunte pas les canaux habituels. Si les enfants avec autisme ont longtemps été prisonniers du secteur psychiatrique, sans perspective d’éducation, d’intégration sociale et professionnelle, ils font partie aujourd’hui, grâce à la détermination d’associations de familles d’autistes, d’une population considérée comme éducable, scolarisable et sociable. Tout cela devient justement possible grâce à la mise en pratique de codes autres qui prennent en compte la différence dans laquelle sont installés les enfants avec autisme. La méthode PECS consiste essentiellement, s’agissant des enfants avec autisme, à remettre à l’interlocuteur l’image de l’objet qu’il désire obtenir en échange. Le PECS est donc un système de communication par échange d’images. Si la méthode PECS bénéficie d’une audience appréciable, c’est sans aucun doute en raison des résultats déjà obtenus en la matière, mais c’est aussi et surtout lié au fait qu’elle s’offre comme base à la fois possible et ouverte à tous les particularismes qui marquent justement le cas des enfants souffrant d’autisme.

Néanmoins, nous pouvons conclure que les personnes ont du mal à communiquer avec « nous » ne seront pas pour autant exclues de la société. Mais bien au contraire elles permettront, par leur difficulté-même à communiquer, d’élargir le champ de la communication et permettront éventuellement un enrichissement de celle-ci ainsi que des codes dans lesquels, il arrive souvent, qu’elles s’enferment. L’image va nous permettre alors d’avoir une meilleure compréhension  et donc d’établir un mode de communication commun. Le recours à l’image suppose en tout cas une mise en veille du langage des mots, la préférence étant donnée au visuel pour favoriser le développement langagier de ces enfants et par conséquent pour multiplier les situations de communication. Ainsi, l’image-support- pour le langage et la communication serait un outil dont les variables extensibles à une infinité de cas ne feraient qu’adapter en l’amplifiant ce même outil aux besoins spécifiques de tous les enfants atteints d’autisme.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s